Les difficultés

Tendance lunaire : Ancrez vous !
Carte du jour : Sortez du cadre !

Quand on défriche un jardin extérieur ou intérieur, il se peut qu’on tombe sur des difficultés.

En désherbant mon allée de rosiers, j’ai remarqué que les mauvaises herbes ont tellement pris leur place que leurs racines sont ancrées dans le sol à plusieurs centimètres de profondeur et qu’il est très difficile de tirer dessus pour les écarter. Avec mon jardin intérieur c’est la même chose.

parfois creuser profond est nécessaire

A l’intérieur de moi ces racines se nomment les croyances limitantes, ou le fait de vouloir rester dans son carré, dans sa zone de confort. J’ai des souvenirs liés à un carré, un endroit fermé, dont je ne pouvais pas sortir. Non que j’étais enfermée physiquement, mais mentalement (d’où ma claustrophobie aux toilettes quand j’étais enfant ?). J’avais vraiment l’impression que quand j’essayais de montrer qui j’étais, de montrer mon désaccord, de dire ce que je pensais, quelqu’un ou quelque chose forçait aussitôt la main pour m’en empêcher. Certaines réactions paternelles que je ne comprenais pas, car moi tout ce que je voulais c’était qu’on m’écoute et qu’on me comprenne ; certaines personnes qui savaient se faire entendre qui trouvaient automatiquement des arguments pour que je ne fasse pas ce que je voulais faire. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs précis, j’ai surtout le souvenir de sentiments d’être incomprise, non-écoutée, comme inexistante aux yeux des personnes chez qui je cherchais le soutien.

Puis un jour on m’a dit : sors de ta zone de confort.

Zone de confort ? Qu’est-ce que c’est ?

C’est comme quand on enlève progressivement les racines de la touffe d’herbe pour lui demander d’aller pousser à côté parce que nous on a envie de faire un paillis pour faire pousser des rosiers.

C’est égoïste et égocentrique ? (l’argument principal de mon père : quand je veux ça c’est que je suis égoïste, égocentrique, je me prends pour qui, je suis le centre du monde, etc…)

Car en effet ne pas se prendre pour une petite m***, penser à moi avant de penser aux autres, me faire plaisir, aller voir des gens pour me permettre de faire quelque chose pour moi (même si ça inclut un groupe de personnes et au final sert à tous), tout cela m’était interdit.

Ça m’a fait le plus grand bien le jour où on m’a dit que, enfin, je pouvais le faire. Depuis, j’ai réussi à entreprendre beaucoup de choses qui me plaisaient, et en me faisant plaisir, le plus beau est que je rencontre des personnes qui acceptent ma joie de vivre et la prennent comme exemple pour sortir de leur zone de confort à eux.

Un commentaire sur “Les difficultés

  1. Désherber, j’adore ça, je pourrais faire ça pendant des heures. Je désherbe ma vie en le faisant. J’attrape les racines récalcitrantes, pas besoin de binette qui casse le dos, je prends la plante, lui dit qu’elle n’est pas la bienvenue, qu’elle aura une utilité ailleurs en tant que compost, je tire, j’arrache, je me défoule, je combats mes démons, je les sors de la terre pour les jeter au loin, là où ils doivent me laisser en paix et ne pas influencer mes actes. Je parle, je sors de l’extrême gentillesse dont j’ai été conditionnée à faire preuve et mes collègues ne sont pas fâchés, ce ne serait pas moi sans mon franc parler. C’est comme ça que je suis, c’est comme ça que je me sens bien. Je ne veux plus que l’on m’empêche de vivre ma vie.
    La dernière fois que mon père a voulu me gifler il s’est prit la porte des toilettes dans le bras. Je me défendais sur son propre terrain puis je me suis arrêtée car les mots sont quand même plus importants que les silences, l’extrême gentillesse puis le craquage et la violente quand la coupe est pleine. L’effet cocote minute est néfaste pour tout le monde, soi-même en premier et les gens qui nous entourent.
    Pour apprendre à parler, à m’exprimer ça m’a prit du temps. J’ai lu, j’ai vu un dessin animé avec des camions qui parlent. Ils règlent tout avec des mots bien placés et calmement. Il n’y a pas de mains, pas de violence, aucun mot mal utilisé. Plus jeune je révais de pouvoir parler comme ça, aujourd’hui je suis pleine de sagesse et de philosophie, j’ai des mots tirés de mon expérience, j’ai le positif des situations et la résilience que beaucoup n’ont pas. Il a fallu que je passe des épreuves, je reviens de loin, je traîne mes casseroles et j’en ai tiré ma force.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s